monument historique France

Organismes et charte pour encadrer la conservation et la restauration du patrimoine culturel

Date de dernière modification : 23 juin 2022

Si la France est dotée d’une législation et d’une organisation spécifiques en matière d’interventions sur le patrimoine monumental et mobilier, ce sont majoritairement des organismes internationaux interprofessionnels qui sont à l’origine des textes fondamentaux relatifs aux principes d’interventions de conservation-restauration sur l’ensemble des biens constituant le patrimoine culturel.

Voici une présentation de ces principaux organismes, ainsi que de la Charte de Venise, pierre angulaire de la doctrine internationale sur le patrimoine bâti.

L’ICCROM – Centre international d’études pour la conservation et la restauration des biens culturels

L’ICCROM est une organisation intergouvernementale constituée d’États indépendants. Forte d’un mandat à l’échelle mondiale, elle promeut dans plus de 132 pays la conservation du patrimoine culturel (mobilier et immobilier) sous toutes ses formes, par le biais de programmes de formation, d’information, de recherche, de coopération et de sensibilisation. Son ambition : améliorer la pratique de la conservation du patrimoine et sensibiliser le public à l’importance de cette démarche de conservation.

L’ICOM – Conseil international des musées

Il s’agit de la principale organisation internationale qui représente les musées et les professionnels du musée. Cet organisme se consacre à la recherche, à la conservation, à la pérennité et à la transmission à la société du patrimoine naturel et culturel mondial. L’ICOM rassemble près de 30 000 membres à travers le monde.

L’ICOM-CC – Comité international pour la conservation

Ce comité est constitué de 21 groupes de travail où restaurateurs, scientifiques, conservateurs et autres professionnels travaillent à l’étude et au développement de la conservation et de l’examen des œuvres significatives sur les plans culturel et historique. L’ICOM-CC a présenté et publié plus de 1 000 rapports professionnels au cours de ces dix dernières années.

L’ICOMOS – Conseil international des monuments et des sites

Cette organisation internationale non gouvernementale œuvre pour la conservation des monuments et des sites dans le monde. Constituée d’un réseau d’experts de tous horizons, elle promeut la théorie, la méthodologie et la technologie appliquées à la conservation, à la protection et à la mise en valeur des monuments et des sites. C’est l’ICOMOS qui a suggéré en premier la tenue d’une conférence portant sur l’évaluation de la valeur et de l’authenticité des biens culturels. Celle-ci aura effectivement lieu à Nara en 1994 et sera à l‘origine du Document de Nara sur l’authenticité.

L’IFLA – Fédération internationale des associations de bibliothécaires et des bibliothèques

C’est la principale organisation internationale qui représente les intérêts des bibliothèques et de leurs usagers. L’une de ses sections est vouée à la conservation du patrimoine documentaire mondial.

La Charte de Venise – Charte internationale sur la conservation et la restauration des monuments et des sites

Ce traité, s’il n’émane pas directement des organisations majeures mentionnées ci-dessus, a acquis une vocation plus large que l’objectif de sa rédaction initiale en fournissant un cadre international pour la préservation et la restauration des bâtiments anciens. Approuvée en mai 1964 par le second Congrès international des architectes et des techniciens des monuments historiques, la Charte de Venise constitue aujourd’hui encore une référence absolue en matière de conservation, de restauration et de fouilles.