L’essentiel à savoir sur la chasse à courre au sanglier

La chasse à courre, ou grande vénerie, est l’un des quatre modes de chasse autorisés en France avec la chasse à tir, la chasse au vol et la chasse à l’arc. Voici l’essentiel à savoir pour vous lancer dans la chasse à courre au sanglier et sortir des sentiers battus.

Qu’est-ce que la chasse à courre ?

Tradition française vieille de 600 ans, la chasse à courre du sanglier (ou grande vénerie) est un mode de chasse ancestral qui se pratique à l’aide d’une meute de chiens courants. La chasse du sanglier à courre repose avant tout sur le travail des chiens. Ces derniers, guidés à la voix et par un odorat hyper développé, sont encadrés par des chasseurs à pied ou à cheval, plus communément appelés veneurs. Cette pratique de la chasse interdit l’usage d’une arme à feu. Ce sont les chiens qui, promptement dressés et entraînés, poursuivent l’animal couru jusqu’à sa prise. Une meute ne chasse qu’un seul grand gibier à la fois, sans quoi la prise sera compromise.

Comment se déroule une chasse à courre du sanglier ?

Sanglier dans la forêt pour la chasse en battue

L’art de la « grande vénerie » se pratique en équipage. Elle rassemble veneurs, chiens et suiveurs. Les trompes de chasse annoncent le départ. Le maître d’équipage mène alors la meute à la poursuite du grand gibier. Autour des chasseurs à courre, les « suiveurs »  à pied, à vélo ou en voiture assistent les équipages par leur connaissance de la forêt et des animaux.

Lorsque le sanglier chassé va être pris, le chasseur sonne l’« hallali », cri de chasse ou sonnerie de cor qui annonce que la bête noire est sur ses fins. Le gibier est porté à terre par les chiens, puis servi (tué) par le piqueur, à l’aide d’une arme blanche, une dague ou un épieu. La chasse à courre se termine traditionnellement par la « curée », cérémonie où les chiens sont récompensés pour leur travail et l’animal honoré. Les parties nobles du sanglier sont partagées entre tous les participants de vénerie. Le reste revient aux chiens.

La chasse au sanglier est celle qui demande le plus de résistance physique et de ténacité. On considère que le sanglier, grand gibier, sort vainqueur de cette confrontation trois fois sur quatre en moyenne.

Quel chien pour la chasse à courre au sanglier ?

Pour la pratique de la chasse à courre au gros gibier, les veneurs entraînent une meute composée de 30 chiens minimum. Parmi les races de chiens courants les plus recherchées par les chasseurs de sangliers, on retrouve le Français tricolore, le Poitevin, le Saint-Hubert, le Billy ou encore le Fox Hound anglais.

Qui pratique la chasse à courre en France aujourd’hui ?

Depuis une vingtaine d’années, la chasse à courre, à cor et à cri, s’est fortement développée, avec près de 400 équipages partout en France, 30 000 chiens, 7 000 chevaux et 100 000 suiveurs et veneurs. La vénerie rassemble aujourd’hui toutes les catégories socioprofessionnelles et séduit de nombreux jeunes veneurs : 25 % des pratiquants ont moins de 30 ans. La grande majorité des équipages est regroupée en associations.

Que dit la réglementation sur la chasse à courre au sanglier ?

Comme toutes les pratiques cynégétiques, la vénerie du sanglier est encadrée par des règles strictes. L’arrêté ministériel de 1982 pose les conditions d’exercice de la chasse à courre (chasse aux sangliers notamment), les animaux pouvant être chassés et les conditions de leurs chasses. Sans compter le permis de chasse, il faut être titulaire d’un « certificat de Vénerie » et d’une « attestation de meute » délivrée par la Direction départementale des Territoires (DDT), valable six ans pour le courre d’un seul animal.

Il faut également s’acquitter d’une cotisation annuelle, destinée à couvrir les frais de fonctionnement de l’équipage (entretien des chiens, des chevaux, frais de transport, etc.). Pour un équipage de sanglier, il faut compter de 500 € à 1 500 €.

Plus d’information avec notre expert en
domaine de chasse Martial Renaud